Les vestiges Du passe juif de Beziers
La rue
de la petite Jérusalem 

Les statues allégoriques
de la cathédrale
Saint Nazaire

Sur la façade occidentale de la cathédrale Saint Nazaire, on peut voir deux statues allégoriques de l’Eglise et du Judaïsme. La Synagoga est représentée les yeux bandés, signe de son aveuglement, laissant échapper les tables de la Loi, aux côtés d’une Ecclesia triomphante et souveraine.
Les rues du Capus et du Soleil
Ancienne rue de Juiverie, rebaptisée en 2002
rue de la petite Jerusalem

  
 
Au IXe siècle, le quartier juif de Béziers est connu sous le nom de « Guardia Judaica ». A partir de 1050 appelé « la Juderia », il forme le côté gauche de l’ancienne rue Sainte Marie. 
 
Dès 1230, il est divisé en deux juiveries, celle du roi, autour de l'actuelle rue du 4 septembre, et celle de l'évêque, dans le Bourg Saint-Louis. 
 
 

Raymond Ros, ancien directeur des archives municipales de la ville, a identifié ces rues comme étant les vestiges d'un ancien quartier juif.

La voûte romane du porche d'entrée de la rue du Soleil en était l'ancienne porte d'accès.

Les trouvailles d'inscriptions hébraïques provenant de la rue du Capus sont venues confirmer cette identification.

Les similitudes avec le "ghetto" juif de Pezenas sont frappantes.


La voûte du porche d’entrée de la rue du Soleil, est d’un style roman qui signe sans conteste son origine moyenâgeuse.  
 
Le musée du Biterrois et le projet de pôle muséal
A elles seules, Béziers et Narbonne détiennent respectivement la plus grande et la plus belle inscription synagogale de France, et la plus ancienne inscription hébraïque, permettant de dater l'arrivée des juifs en Languedoc. 


Béziers
Béziers
Pierre dédicatoire de la synagogue royale
Dalle funéraire de Daniel, fils de rabbi Paregores
A cela il faut ajouter la pierre d'Olot, qui représente la seule occurrence de pierre hébraïque citant nommément
une ville, celle de Béziers, "Beders" en hébreu